...Artiste...

...Artiste...

La vie d'artiste

J
e t'ai rencontré par hasard,
Ici, ailleurs ou autre part,
Il se peut que tu t'en souviennes.
Sans se connaître on s'est aimés,
Et me si ce n'est pas vrai,
Il faut croire à l'histoire ancienne.
Je t'ai don ce que j'avais
De quoi chanter, de quoi rêver.
E
t tu croyais en ma bohême,
Mais si tu pensais à vingt ans
Qu'on peut vivre de l'air du temps,
Ton point de vue n'est plus le même.

Cette fameuse fin du mois
Q
ui depuis qu'on est toi et moi,
Nous revient sept fois par semaine.
Et nos soies sans cinéma,
E
t mon succés qui ne vient pas,
Et notre pitance incertaine.
Tu vois je n'ai rien oubl
D
ans ce bilan triste à pleurer
Q
ui constate notre faillite.
"
Il te reste encore de beaux jours
P
rofites-en mon pauvre amour,
Les belles années passent vite."

Et maintenant tu vas partir
Tous les deux nous allons vieillir
Chacun pour soi, comme c'est triste.
Tu peux remporter le phono,
Moi je conserve le piano,
Je continue ma vie d'artiste.
PLus tard sans trop savoir pourquoi
Un étranger, un maladroit,
Lisant mon nom sur une affiche
Te parlera de mes sucs,
Mais un peu triste toi qui sais
"
Tu lui dirais que je m'en fiche...
que je m'en fiche... "

b
y Léo Ferré, artiste à la fois poète et chanteur...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 13 juillet 2006 08:12

....Artiste...

....Artiste...

*** Chanson pour Pierrot ***

T'es pas né dans la rue
T'es pas né dans l'ruisseau
T'es pas un enfant perdu
Pas un enfant d'salaud,
Vu qu't'es né dans ma tête
Et qu'tu vis dans ma peau
J'ai construit ta planète
Au fond de mon cerveau.

*** Pierrot, mon gosse, mon frangin, mon poteau,
mon copain tu m'tiens chaud.
Pierrot. ***

Depuis l'temps que j'te rêve,
Depuis l'temps que j't'invente
De pas te voir j'en crêve
Et je te sens dans mon ventre.
Le jour où tu ramène,
J'arrête de boire : promis,
Au moins toute une semaine,
Ce s'ra dur, mais tan pis.

*** Pierrot, mon gosse, mon frangin, mon poteau,
mon copain tu m'tiens chaud.
Pierrot. ***

Qu' qu'tu sois fils de princesse,
Ou que tu sois fils de rien,
Tu s'ras fils de tendresse,
Tu s'ras pas fils d'orphelin.
Mais j'connais pas ta mère :
je la cherche en vain.
Je connais qu'la misère
D'être tout seul sur le ch'min.

*** Pierrot, mon gosse, mon frangin, mon poteau,
mon copain tu m'tiens chaud.
Pierrot. ***

Dans un coin de ma tête
Y'a déjà ton trousseau :
Un jean, une mobylette
Une paire de santiago.
T'iras pas à l'école,
J't'apprendrais les gros mots.
On jouera au football,
On ira au bistrot.

*** Pierrot, mon gosse, mon frangin, mon poteau,
mon copain tu m'tiens chaud.
Pierrot. ***

etc...

By Renaud, artiste simple et mélancolique en son genre...
# Posté le jeudi 13 juillet 2006 08:59

... Artiste...

... Artiste...

Il y a une question

Penses-tu à moi comme je pense à toi
Penses-tu à ça aussi souvent que moi
Penses-tu que c'est la bonne cette fois
Penses-tu pouvoir me faire oublier la conne d'avant toi
Suis-je bien fait pour toi
Dans deux mille matins est-ce que ma tête te reviendra

Suis-je aussi bien foutu que voudraient le sentir tes doigts
Quand ils partent en éclaireur me chercher sous les draps
Est-ce que ça va sourire pour nous si l'on croise les doigts
Est-ce que l'on peut se perdre d'un coup comme ça
Aurais-je assez de talent
Pour que tu m'aimes tout le temps

Approche, il y a cette question qui ne me lache pas
Où vont les canards quand il fait trop froid

Penses-tu rester toujours tout près de moi
Saurais-je mieux t'aimer que celui avant moi
Pourrais-tu mourir dans le creu de mes bras
Est-ce que la jalousie nous dévorera
Toutes ces questions qui me tiennent
Toutes ces questions qui me saignent

Approche, il y a une question qui ne me quitte plus
Sur quoi tirent les chasseurs quand ils ont trop bu

Pourrais-tu me descendre quand la rage monte du fond de
Toi
Pourrais-je renifler le fond d tes culottes quand tu n'ai pas

Croqueras-tu toujours ma bouche avec autant de fois
Croque ma bouche, croque la

Approche, il y a cette question qui hante mes nuits
Combien de jours de deuil à la mort de Johnny...

By Cali
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 13 juillet 2006 09:27

...Artiste...

...Artiste...

Je prendrai

Je prendrai
Dans les yeux d'un ami
Ce
qu'il y a de plus chaud de plus beau
Et
de plus tendre aussi
Qu'on ne voit que deux ou trois fois
Durant toute une vie
Et
qui fait que cet ami est notre ami

J
e prendrai
Un
nuage de ma jeunesse
Qui
passait rond et blanc
P
ar-dessus ma tête et souvent
Et qui aux jours de faiblesse
Res
semblait à ma mère
Et
aux jours de colère à un lion
U
n beau nuage douillet et rond et confortable

Je prendrai
Ce ruisseau clair et frêle d'aurie
Qu
i disparaît aux premiers froids
Q
ui disparaît tout l'hiver
Et
coule alors paraît-il sur la table des noces de Cana

Je p
rendrai
Ma lampe ma meilleure
Pa
s celle qui éclaire
N
on celle qui illumine
Et
rend joli et appelle de loin

Je
prendrai
Un
lit un grand le mien
Et qui sait ce que c'est qu'un homme
Et son chagrin
Un grand lit d'être humain

J
e prendrai tout cela
Et puis je bâtirai
J
e bâtirai et j'appellerai les gens
Qu
i passeront dans la rue
E
t je leur montrerai
Ma crèche de Noël.

B
y Jacques Brel...
# Posté le jeudi 13 juillet 2006 09:54
Modifié le dimanche 16 juillet 2006 11:38

...Artiste...

...Artiste...

L'aigle noir

Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d'un lac je m'étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir,

Lentement, les ailes déployées,
Lentement, je le vis tournoyer,
Près de moi, dans un bruissement d'ailes,
Comme tombé du ciel,
L'oiseau vint se poser,

Il avait les yeux couleur rubis,
Et des plumes couleur de la nuit,
A son front brillant de mille feux,
L'oiseau roi couronné,
Portait un diamant bleu,

De son bec il a touché ma joue,
Dans ma main il a glissé son cou,
C'est alors que je l'ai reconnu,
Surgissant du passé,
Il m'était revenu,

Dis l'oiseau, ô dis, emmène-moi,
Retournons au pays d'autrefois,
Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Pour cueillir en tremblant,
Des étoiles, des étoiles,

Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Comme avant, sur un nuage blanc,
Comme avant, allumer le soleil,
Etre faiseur de pluie,
Et faire des merveilles,

L'aigle noir dans un bruissement d'ailes,
Prit son vol pour regagner le ciel,

Quatre plumes couleur de la nuit
Une larme ou peut-être un rubis
J'avais froid, il ne me restait rien
L'oiseau m'avait laissée
Seule avec mon chagrin

Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d'un lac, je m'étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir,

Un beau jour, une nuit,
Près d'un lac, endormie,
Quand soudain,
Il venait de nulle part,
Il surgit, l'aigle noir...

***by Barbara..
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le samedi 15 juillet 2006 08:32
Modifié le samedi 15 juillet 2006 09:23